Partager l'article ! Test : Darksiders [Xbox 360]: par Damzema &n ...
par Damzema
Annoncé puis repoussé à de multiples reprises, il faut bien avouer que le jeu de THQ commençait à nous inquiéter. Premier jeu de Vigil Games avec à la direction artistique Joe Madureira (un des plus fameux dessinateurs de comics à qui l’on doit notamment l’excellent Battle Chasers), il faut bien avouer que le jeu intriguait. Surprise ou pétard mouillé ?
L’apocalypse avant 2012.
Le ton est donné dés les premières minutes, la terre vit ses dernières heures de tranquillité et c’est sous une pluie de feu et de météorites que commence la fin du monde. Des monstres sortent alors du chaos engendré par cette averse funeste puis commencent à tout détruire. Et ce n’est pas l’intervention de guerriers ailés s’apparentant à des anges, venu en découdre avec les monstres, qui va arranger les choses. Au milieu de tout ça, il émerge. Il se nomme Guerre, c’est l’un des 4 cavaliers de l’apocalypse. D’une carrure imposante, vêtu d’une lourde armure, les yeux étincelants, il s’empare de son énorme épée de la taille d’un homme et commence le nettoyage. Seulement voilà, la fin du monde n’était pas censée arriver si tôt. Guerre est alors accusé à tort de l’avoir provoquée et se retrouve privé de ses pouvoirs. Ivre de vengeance, il décide alors de retrouver les vrais coupables. Afin de contrer les armées du destructeur, le chef des légions de l’enfer, Guerre devra s’allier bien malgré lui avec différents démons dont l’inquiétant Samaël afin de tuer les puissants généraux à la solde du destructeur et découvrir le fin mot de l’histoire.
Une quête épique.
Annoncé à tort comme un simple beat them all, le début de Darksiders peut paraitre classique et sans surprise. On avance, on tue et on constate qu’il n’y a rien de nouveau. Les 2 premières heures se révèlent moyennes, trop classiques avec une impression de déjà joué. Cependant une fois la première rencontre avec Samaël terminée, on prend conscience du vrai potentiel du titre.
Guerre acquiert ses premiers pouvoirs, ses premiers nouveaux coups, part à l’assaut du premier boss et l’on découvre alors un gameplay bien plus varié que dans un simple jeu d’action. Si il fallait comparer grossièrement, Darksiders serait un mélange de Soul Reaver et Zelda avec comme héro Kratos. Les références sont multiples mais ne vous y trompez pas, on pourrait penser que le jeu de THQ se contente de copier mais il développe son propre univers, sa propre identité. La pate graphique de Madureira apporte un vrai plus, les fans seront aux anges. Personnages masculins massifs et musculeux, personnages féminins guerriers mais à la sensualité exacerbée et décors immenses. On traverse des villes en ruines, des portions d’autoroutes détruites, de sombres cathédrales à l’architecture très recherchée … la sensation de parcourir un monde dévasté ou tout espoir semble banni est omniprésente. Le périple de Guerre se décompose en plusieurs phases de jeux qui s’alterneront du début à la fin avec un équilibre parfait. Tantôt axé sur les combats, tantôt sur les énigmes et l’exploration, le mélange se veut parfait et prenant. Chaque donjon vous demandera plusieurs heures afin d’atteindre le boss, il faudra résoudre moult énigmes qui mettront à contribution vos neurones en vous demandant une bonne observation du décor ainsi qu’une bonne utilisation de vos pouvoirs et de votre équipement dont un shuriken géant qui ne manquera pas de vous rappeler le boomerang de Link puisqu’il servira autant à frapper l’ennemie qu’à actionner de multiple interrupteur hors de portée. Régulièrement vous gagnerez de nouvelles aptitudes, trouverez de nouvelles armes et chaque démon ou ange trucidé vous rapportera des âmes. Les vertes restaureront votre vie, les jaunes votre courroux (qui s’use quand vous utilisez vos pouvoirs) et les bleues serviront de monnaie pour le démon Vulgrim. Toujours à la recherche d’âmes il vous les échangera contre des cristaux de vie, de nouveaux pouvoirs et de nouveaux coups. Une des choses les plus agréables dans Darksiders, c’est la montée en puissance du héro, faible au début il terminera en véritable machine à tuer et l’on prend vraiment conscience de l’augmentation des pouvoirs de Guerre tout au long de l’aventure. Les coups peu variés s’étoffent vite pour donner lieu à des combos meurtriers dépassant facilement la dizaine de coups. Epée, faux, gant démoniaque, pistolet … le joueur à l’embarras du choix. De plus des finish moves bien gores peuvent être enclenché, Guerre se faisant alors un plaisir d’empaler, démembrer et autre joyeuseté en é.
L’adversaire coriace du début devient vite du menu fretin que l’on doit affronter par paquet de dix. Les donjons se complexifient au fur et à mesure que les capacités de notre cavalier s’additionnent. Chaque nouvelles armes, chaque nouveaux pouvoirs doivent être utilisés en complémentarité avec les anciens pour pouvoir progresser, les fans du jeu Portal auront même quelques surprises. Quand aux affrontements contre les généraux, ils se veulent de plus en plus épiques. Immenses et nécessitant une technique bien particulière pour être vaincus, ils vont en donneront pour votre argent. Imaginez vous face à un adversaire dont l’une des mains fait votre taille ou encore chevauchant Ruine votre cheval à la crinière en feu tout en poursuivant une créature gigantesque. De purs moments de frénésie avec en fond sonore des musiques épiques. Oui car au niveau bande son aussi l’apocalypse se veut de qualité. Les musiques assez posées pendant les phases d’énigmes ou d’exploration se font tonitruante quand il faut faire parler les armes. Il faut aussi souligner le doublage français d’une très bonne qualité, les voix sont crédibles et l’on sent que les doubleurs se sont vraiment impliqués.
Mettre un terme à la quête de vengeance de Guerre vous prendra environ une quinzaine d’heures, comptez environ 2 à 5 heures de plus si vous avez l’intention de récupérer tous les objets disséminés dans les niveaux. Une durée de vie assez conséquente pour un titre de ce genre. Après rien ne vous empêche de commencer le jeu en mode apocalyptique (difficulté maximale) afin de faire durée le plaisir.
Presque un sans faute.
Malheureusement quelques petits défauts viennent ternir ce tableau presque parfait. Graphiquement le jeu connait quelque baisse de frame rate et il y a beaucoup de tearing à l’écran. Rien de dramatique mais c’est parfois gênant. Niveau gameplay, on regrettera une certaine mollesse dans les sauts. Avec un petit manque de réactivité, Guerre risque bien de louper quelques phases de plateforme. En ce qui concerne le scénario, s’il reste intéressant à suivre, il est dommage de constater que les faits majeurs de l’histoire se déroulent durant les toutes dernières heures de jeu. A part ces quelques points, on ne peut pas reprocher grand-chose à Darksiders.
Grandiose fin du monde.
Véritable surprise du début d’année 2010, le bébé de Vigil Games mérite toute votre attention. Non content de proposé des phases de jeu très variées, il propose également un univers très accrocheur qui lui est propre. Certes il empreinte différentes mécaniques aux plus grands mais elles sont ici réutilisées à la perfection et avec intelligence. Doté une pate graphique incomparable, d’un gameplay addictif et varié, d’une bande son qui donne parfaitement le ton et d’une bonne durée de vie, on voit mal comment ne pas encenser la fin du monde.
Les + :
_ Univers très réussie,
_ VF de qualité,
_ Très bonne jouabilité,
_ La montée en puissance de Guerre,
_ Des phases de jeu très variées,
_ Bonne durée de vie.
Les - :
_ Graphiquement perfectible sur certains points,
_ Les sauts un peu mous,
_ Les 2 premières heures de jeu moins bonnes.
Notes :
Graphismes : 8/10
Jouabilité : 8/10
Bande son : 8/10
Durée de vie : 8/10
Note finale : 8/10
*********************************************************************************
Ci-dessus, une grosse vidéo de gameplay avec un boss à la fin (version PC) : enjoy !
*********************************************************************************