Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 18:47

Crysis-2-the-Story-01

 

 

 

mams par Mams

 

 

Ceux qui ont déjà joué avec nous pendant une soirée « chasse à l’homme » (hein Jap ?) le savent, nous vénérons Crysis premier du nom. Graphiquement sublime, doté d’un excellent moteur physique, avec un gameplay parfait, un solo dantesque et un multi totalement génial, ce jeu est « la Rolls des FPS » (© Damzema). Quand les petits gars de chez Crytek se sont mis à parler des consoles non stop à base de « les consoles çay trop bien » ou encore « sur pc, c’est des enculay qui font qu’à nous pirater », je commençais déjà à voir venir le massacre … sans trop y croire totalement. Comment des développeurs pourraient-ils tourner le dos à une communauté qui les a fait connaitre ? Réponse : l’appel du billet vert. Sacrifié sur l’autel du downgrade pour tourner sur PS360 et être jouable à la manette, voici le tragique destin de Crysis 2 … Un FPS peut être bon sur console (mais ça je m’en fous) mais carrément à chier sur PC.

 

Maximum portage console du pauvre !

 

Le premier contact avec le jeu est rude, une véritable épreuve pour une joueuse PC comme moi … le jeu me demande de régler l’affichage de ma télé (sic). Puis à l’écran d’accueil, un magnifique « press start » … ça pique. Je pars directement dans les options et là … drame majeur, pas de réglages graphiques avancés. L’anti-aliasing ? Les détails des textures ? Non tu vas te faire foutre. Du coup je fous tout à fond enfin selon les 3 pauvres choix proposés et je vais régler les touches. Mais même là, le drame continu ! Je constate la présence d’un auto-aim ! Sur PC ? Une aide à la visée ? C’est comme un soutien-gorge à 3 bretelles, ça ne sert à rien et c’est chiant. Bref une fois toutes ces déconvenues encaissées, je lance enfin le solo. Le début est pas mal (j’y reviendrai plus tard) mais là encore je suis rattrapé par la malédiction du portage console du pauvre. Le Fov (ou champs de vison) est juste ridicule, un 55 comme sur console. J’ai alors l’impression de porter des œillères, je ne vois rien sur les côtés, je me sens limite claustrophobe.  Résumons : Press start + règle ta tv + pas d’options graphiques + auto aim + fov de miro = ? Et oui ! = portage console de merde. Aucuns efforts à part sur les textures (encore heureux) qui restent souvent plus pauvres que celles du 1. Les défauts du portage scandaleux étant bien énoncés, enchainons sur le jeu : son gameplay, son solo et son multi.

 

Maximum Fail.

 

Le début de la campagne est bon, bien mis en scène. On arrive en sous-marin vers NY et puis tout se met à péter, on doit alors s’échapper avant de finir engloutit tout ça pour assister à la mise à mort de nos collègues par des aliens. Repêché à moitié mort par Prohet (le même que dans Crysis 1), on hérite vite fait de sa combi. Et c’est partit, premières sensations en provenance de la nanosuit 2.0 … mitigées. L’impression de puissance est là mais l’utilisation de la combinaison a été outrageusement bridée et simplifiée. C’est bien connue, les joueurs console sont des idiots incapables de gérer plus de 2 boutons à la fois (quelle trolleuse \o/) donc du coup exit les 4 modes du Crysis 1 (armure, vitesse, force, camouflage) et place à un duo foireux. Le camouflage d’un côté : toujours aussi plaisant à utiliser, il est bien trop efficace. Passer à 2 cm d’un ennemi ? No problemo, le jeu peut se faire en ligne droite en la jouant « je trace en invisible du point A au point B ». Quand au second mode, c’est le mode armure en plomb. Oui en plomb car une fois activé votre perso passe de 100 kg à 3 tonnes, les dégâts sont réduits mais l’extrême côté lourdaud ajouté est pénible. « Mais Mams, et la force ? et la vitesse » me direz-vous. Et bien sachez que la force et la vitesse sont constamment activées et que c’est juste une des idées les plus pourries que les développeurs pouvaient avoir. Vous le savez ou pas, la nanosuit a une batterie qui s’use avec l’utilisation des modes. Hors force et vitesse étant en permanence actifs, le simple fait de mettre un coup de crosse ou de courir use l’énergie. Et oui ! Vous êtes l’arme ultime mais vous ne pouvez courir que 20 m … vous vous retrouverez alors sans énergie à la merci totale de n’importe quel ennemi. On sent que Crytek s’est creusé la tête à pondre un gameplay au pad (tout faire tenir sur les 8 boutons implique des sacrifices) mais sur PC ça passe mal surtout après avoir gouté au premier Crysis. On se sent limité er frustré. D’ailleurs la gestion de l’énergie de la nanosuit est bizarre : ça part à vitesse grand V puis ça se recharge en une fraction de seconde … aucun stress lié à la gestion de la combi car on sait qu’en se baissant ou en se planquant derrière un obstacle on va tout récupérer en 2 secondes.

En ce qui concerne les affrontements, inutile là aussi d’espérer quelque chose proche du 1. Le level design a lui aussi morflé. On nous vantait la « verticalité » des niveaux … « Non mais … loooooool » comme crierait Braza. La verticalité chez Crytek c’est de sauter sur le toit d’un camion ou sur le toit d’un batiment de 4 m de hauteur … wahouuuu. En résulte une alternance entre des phases couloir bien chiantes qui servent en général à caser les bavardages inutiles essayant de nous faire croire qu’il y a un scénario et des arènes ouvertes ou nous attendent des dizaines d’aliens ou d’humains. Vous serez pris par la main grâce aux jumelles qui vous indiqueront les spots pour sniper (sic), les endroits pour passer en furtif (re sic), les emplacements de minutions (qui sont omniprésents ! 3 caisses de munitions tous les 10 m) et la position des ennemis. Honnêtement si vous vous faites tuer c’est que vous êtes une sacrée quiche. Surtout que les ennemis souffrent d’un Alzheimer foudroyant : vous tuez un adversaire, il s’écroule, son pote se retourne en mode « what the fuck » puis malheureusement la maladie frappe … il oubli et se détourne en vous laissant alors la voix libre pour tranquillement lui loger une balle dans le cul (c’est ma spécialité). L’IA est mauvaise, elle ne fait que rusher vers différents points en vous laissant bien trop facilement la contourner. Le temps ou les patrouilles coréennes du premier Crysis avançaient vers vous en plusieurs vagues organisées est bien loin. Le jeu se basant sur cette alternance de phases couloir/arène, le solo en devient très vite ennuyeux. Si la première heure est prenante, on tombe vite dans un train train lassant. Les situations sont toujours les mêmes, les objectifs aussi. Nous sommes en permanence baladé d’un point A à un point B pour on ne sait plus quelle raison obscure. Heureusement les 2 dernières heures proposent quelques moments sympas. Il y  bien quelques morceaux de bravoure visuelle mais souvent sous forme de cinématiques … des cinématiques parfois avec des QTE bien foireux. Genre «oh c’est dur je rampe … appuis vite sur la touche pour avancer ou clique en alternance sur les 2 boutons de la souris » : passionnant. Pour résumer le solo est redondant et hormis la première et les 2 dernières heures (comptez-en une dizaine pour finir le jeu en mode difficile option tisane du soir), on s’ennuie pas mal. Il faut dire que le scénario très faible voir inexistant, ne donne pas spécialement envie d’avancer. Les aliens ont changé de look sans raison, certains points sont obscurs ou tirés par les cheveux et la fin cliffhangeresque du pauvre laisse un arrière gout d’inachevé. Reste les thèmes musicaux qui  eux font le travail surtout le thème principal.

 

Crytek, j’insulte maximumement vos mamans !

 

Qu’à cela ne tienne, le solo est bof mais il reste le multi. Première grosse soirée en groupe, sont présent(e)s : Kelly (cette noob ^^), Kitsune, Xena, Supagirl, Damzé, Braza et moi. On se dit que l’on va kiffer comme disent les djeuns. Damzé annonce que le multi a le swag d’un Hell’s Angel sur une trottinette, je ris … mais pas pour longtemps. Après avoir testée toutes les maps et quasi tous les modes de jeu, un constat s’impose : comparé au multi du 1, c’est de la merde ! Les maps sont petites et la plupart sont assez vilaines. Je repense à « savannah » (quelle beauté !) avec tristesse … Ah oui et il n’y a pas de véhicules ! Non vous ne rêvez pas !

Le plus scandaleux ? A la sortie du jeu, le multi était littéralement envahit de bugs en tout genre. Les cheateurs ont d’ailleurs pu s’en donner à cœur joie et sans mal, pourquoi ? Grâce aux développeurs qui ont gentiment laissé l’accès à la console ! Le comble du ridicule. Aujourd’hui il y a du mieux mais le feeling général reste bizarre avec des impacts et une localisation des dégâts douteuses.

J’ajouterai aussi que le tout est très mal équilibré, débuter face à des joueurs de niveau bien supérieur est extrêmement frustrant. Si il est normal d’avoir moins de bonus, être un niveau 6 face à des niveaux 30 avec stats boostées se transforme parfois en jeu de massacre (le premier qui me dis que c’est parce que je suis une femme, je le snipe avec une balle dans la fesse droite). Maps plus petites, pas de véhicules, mauvais équilibrage, feeling des armes parfois étrange (le fusil à pompe qui snipe parfois), bugs, cheaters … Le multi propose bien plus de modes qu’avant mais le plaisir de jeu n’est plus là.

 

L’avarice perd tout en voulant tout gagner.

 

Cette citation de Jean de La Fontaine résume le vice qui a rongé Crytek. Depuis longtemps, ils parlent de millions : ils veulent gagner des millions, ils veulent vendre des millions … mais sur PC ce sont des millions de joueurs qu’ils risquent de perdre. Crysis était un FPS exceptionnel, il n’essayait pas de copier la concurrence, il n’avait pas besoin de mise en scène. La mise en scène était faites par les joueurs et joueuses grâce aux possibilités du gameplay. Infiltrer un bâtiment, lentement, avec minutie, trouver l’objectif, faire une diversion, s’échapper ou encore mener un assaut frontal avec un lance roquette ou une mitrailleuse lourde voir se positionner à plusieurs centaines de mètres pour sniper … Crysis était une mine de variété doté d’un solo qui se renouvelait sans cesse (la deuxième moitié du jeu avec les aliens changeait même carrément l’ambiance et la façon de jouer). Le multi était jouissif avec ses maps immenses, ses véhicules … une vraie guerre ! Liberté, possibilités … Crysis 2 en est dépourvu. En s’éloignant du 1 pour lorgner du côté du FPS hollywoodien, Crytek à surement fait une erreur. Si sur console le jeu convaincra pas mal de monde, sur PC c’est la douche froide. Nous avons contribué à faire connaitre Crytek et comment sommes nous remerciées ? Avec un vulgaire portage console d’une suite qui s’est casualisée. Une suite qui est indigne du jeu culte qu’est Crysis et qui ne mérite absolument pas que l’on dépense plus de 5 euros pour se la procurer.

D’ailleurs il suffit de regarder les ventes pour s’apercevoir du carnage : les ventes PC ne représentent même pas 15 % du total (plus de 50 % pour la version 360). Idem pour le multi qui est déjà bien plus désert qu’à la sortie du jeu. En fait, la seule chose qu’aura totalement réussit Crysis 2, c’est de me donner l’envie de rejouer au premier.

Bon je vous laisse je vais précommander Battlefield 3 histoire de pouvoir jouer à un vrai FPS.

 

Les + :

_ Bien optimisé,

_ Certains moments de bravoure,

_ Les musiques (le thème principal est énorme),

_ Les armes variées.

 

Les - :

_ Scénario qui tient sur un timbre poste et aussi passionnant qu’un épisode de Walker Texas Ranger,

_ Un portage console du pauvre,

_ Impossibilité d’accéder aux réglages graphiques avancés,

_ Fov avec option œillères,

_ Gestion de la nanosuit 2.0 totalement catastrophique,

_ Pas de DX11,

_ Une IA décimée par la maladie d’Alzheimer,

_ Un multijoueur inblairable avec maps réduites, zéro véhicules …

_ Graphiquement en dessous du 1,

_ Moins beau, moins fun, moins ... moins tout que le 1er !

 

Note : 3/10.

 

Config utilisée pour le test :

_ Win 7 64

_ Radeon HD 6970 2 Go

_ Intel Core i5 2500k

_ 6 Go DDR3

 

Par Mams - Publié dans : Tests de jeux vidéo
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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 15:49

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dams fin  par Damzema

 

 

Dragon Age 2.

 

  Pour beaucoup de joueurs, le nom Bioware est synonyme de qualité. A juste titre car Bioware c’est Baldur’s Gate, Star Wars : Knight of the Old Republic, Jade Empire, Mass Effect … et Dragon Age Origins. Quand ce dernier est sortit, il fit l’effet d’une petite bombe. Annoncé comme le fils spirituel de Baldur’s Gate, DAO a su prendre le risque de bousculer les codes de cette génération de console en proposant un jeu hardcore, très long, pas extrêmement beau mais diablement efficace grâce à sa quête principale épique. Si il y est question d’heroic fantasy basique avec humains, elfes et nains, le jeu se démarque en lorgnant du côté du Seigneur des Anneaux et en proposant un univers extrêmement travaillé ainsi qu’une galerie de personnages des plus réussie. Encensé par la critique et par les joueurs, DAO a dépassé les 3 millions d’exemplaires vendus. C’est donc sans surprise que Bioware a annoncé rapidement un Dragon Age 2 porteur de moult promesses. Nous somme beaucoup à avoir été frappé par la rapidité avec laquelle le jeu a été développé : à peine plus d’un an … ce qui est très court pour un RPG. Confiant à l’égard de ses mythiques développeurs, beaucoup se sont pris à rêver d’un jeu plus beau, plus RPG avec toujours plus de contrées à explorer, toujours plus de personnages charismatiques à rencontrer et surtout d’un scénario encore plus captivant. Mais même en étant Bioware, peut-on se permettre de rusher un jeu quitte à sacrifier de grosses composantes du premier épisode ?  

 

Le RPG pour les nuls !

 

  La première chose que l’on remarque en jouant à DA2 et qui déçoit ce sont les graphismes : si les personnages sont mieux modélisés, ils demeurent un peu trop raides dans leurs animations mais ce sont surtout les décors qui piquent les yeux. Taillés à la serpe, dépourvus de tout effet de végétation (pas d’herbe au sol, pas de vent, arbres ridicules et mal modélisés) et avec des textures assez pauvres, si le résultat est déjà indigne d’une PS360 et bien il est carrément honteux sur PC. Passé cette première déconvenue, il est temps de faire le tutorial. Ce dernier est bien fait, permettant de s’habituer aux commandes, d’apprendre à donner ses ordres etc … et il permet de se rendre compte que les joutes sont devenues bien plus nerveuses renforçant ainsi l’impression de vraiment voir des combats de groupes. Puis vient le moment crucial de la création de personnage et là, seconde déconvenue : il n’y a plus de choix de race, il est obligatoire de jouer un humain. Simplification j’écrie ton nom ! Idem pour les classes, nous nous retrouvons avec un choix du pauvre entre le trio archi vu et revu du guerrier, mage et voleur. Exit l’introduction différente suivant le choix de race et de classe de DAO. Une simplification qui malheureusement s’applique à beaucoup trop d’aspects du jeu. En récoltant ses premiers items, on s’aperçoit avec stupeur que l’on ne peut changer que l’équipement du héro ! Alors évidemment vous pourrez équiper les autres membres du groupe avec l’arme de votre choix mais leurs armures resteront non modifiables là ou celle du héro reste décomposée suivant le modèle tête, buste, bras, jambes. On sent que les développeurs ont voulu rendre le jeu beaucoup plus accessible … LA mauvaise idée. Chose encore plus choquante : l’étroitesse des différentes aires de jeu décomposées en petite zones que l’on traverse en quelques minute, des zones très linéaires qui ne laissent aucune place à l’exploration puisque pour se déplacer entre deux lieux éloignés la téléportation est obligatoire via une map. Et oui, finit le temps ou l’on arpentait les routes avec la possibilité de flâner ou bon nous semble en prenant le risque de faire des rencontres inattendues ! Bioware affiche la couleur, le joueur noob ne pourra pas se perdre dans DA2 tout comme il ne perdra pas quelques heures pour atteindre sa prochaine destination. Heureusement au milieu de toute cette déferlante de casualisation du RPG subsiste l’évolution des personnages qui, elle, permet beaucoup de choix. Premièrement dans les attributs qui sont décomposés suivant les normes ancestrales du genre, à savoir la force, la dextérité, la magie etc. Et deuxièmement dans les compétences qui sont à choisir parmi un large choix d’arbres différents suivant les personnages. Libre à vous de faire un guerrier basé sur les dégâts au corps à corps ou sur la protection, un mage qui pourra booster le groupe et le soigner ou qui pourra faire de gros dégâts de zone sur les adversaires … Bref de ce côté rien à dire, on arrive exactement à faire ce que l’on veut ce qui permet d’avoir des équipes très équilibrées. Malheureusement avoir une team bien construite n’est pas primordial dans DA2, le challenge n’étant pas très important. La difficulté casual est strictement inutile puisque il suffit de bourriner du début à la fin pour finir le jeu, le mode normal n’est pas beaucoup mieux et seul quelques boss vous donneront des sueurs froides. Non il faut taper dans le mode difficile pour trouver un challenge digne de ce nom et encore … il n’y a par exemple pas de friendly fire (une option qui donne du réalisme, par exemple si vous lancer des boules de feu et que vos équipiers sont trop proches de vos cibles ils seront brulés aussi), ce dernier est disponible uniquement dans le mode le plus élevé. Un mode de difficulté frustrant car le système d’ordre et de ciblage connait quelques ratés : perte du lock sur l’adversaire au moindre coup encaissé qui oblige à réattribuer sans cesse les cibles et bug dans les enchainements d’actions (par exemple demander à son voleur de backstaber le mage adverse puis après d’aveugler les guerriers donnera souvent un backstab et un aveuglement sur le mage alors que l’on avait ciblé les guerriers) qui provoqueront souvent votre défaite sur une petite erreur. Frustrant !

  Combats simplifiés, système d’ordre imparfait, personnalisation limitée, aires de jeu réduites, exploration amputée, difficulté revue à la baisse … On comprend vite que l’on est face à une sorte de Dragon Age pour les nuls.

 

L’âge de la déception.

 

  Oui DA2 est décevant, il l’est de par sa simplification à outrance mais aussi sur bien d’autres aspects qui sont pourtant très importants pour ce genre de jeu. En premier lieu, et ce sera sans doute la plus grande déception des fans, le scénario (habituel point fort de Bioware) est très moyen. Il peine à captiver, contient trop de longueur, il manque de rythme. A chaque fois, on s’attend à ce que l’aventure s’emballe, on sent quelques frémissements dans les enjeux et puis le soufflet retombe … et cela pendant les 3 actes qui composent la trame principale. La narration défaillante y est d’ailleurs pour quelque chose : par moment le scénario effectue des bonds dans le temps en avançant brusquement de quelques années hors l’effet est très mal rendu. Résultat ? Entre les 6 années qui séparent le début et la fin du jeu, on a l’impression qu’il s’est juste écoulé quelques jours. De plus l’univers ne subit aucune évolution, on aurait aimé quelque chose d’aussi changeant que dans la saga Fable de Molyneux.

La faute revient aussi aux quêtes très mal conçues dont 80% (toutes les quêtes secondaires) sont tout simplement dénuées d’intérêt et typées MMO : « Vas tuer le méchant là-bas », « va me chercher une corne de dragon dans une caverne infestées d’ennemies », celles concernant la trame principales étant au final peu nombreuses c’est regrettable (comptez une grosse vingtaine d’heures en rushant et entre 30 et 35 heures en faisant les quêtes annexes). Inutile d’espérer des quêtes aussi bien écrites et importantes que dans un The Witcher ou un Divinity II. Ici ce sera monster bashing répétitif point. Heureusement il reste celles des compagnons qui, elles, présentent déjà plus d’intérêt. Chacun de vos compagnons réagit positivement ou négativement (certains peuvent même vous quitter) à vos actions et leurs quêtes permettent de renforcer les liens, d’en apprendre plus sur eux mais aussi de tenter des romances. Ces dernières restent gadget car très facile à provoquer mais elles ont le mérite de pimenter un peu cette aventure au final un peu trop morne (il est bon de noter que DA2 voit large de ce côté-là, relations homosexuelles et entre différentes races sont possibles).

Concernant les compagnons, il y a du bon et du moins bon. Une bonne moitié d’entre eux sont peu charismatiques et très clichés (votre sœur totalement nunuche, le nain toujours au bar pour boire, l’elfe en quête de vengeance qui reste cloitré dans son antre habillé en noir …) mais heureusement certains sont très réussis : Isabella la femme pirate grande gueule et croqueuse d’homme qui se révèlera plus fragile et sensible qu’elle en a l’air, Merril la mage elfe timide qui cherche sa place dans le monde ou encore Anders le mage possédé par un puissant démon avec lequel il doit constamment luter. Il en résulte d’ailleurs souvent des conversations jouissives et hilarantes entre les membres du groupe avec par exemple Isabella faisant d’énormes allusions sexuelles qui choquent la sœur du héro et que Merill comprend de travers … une petite éclaircie au milieu d’une histoire qui manque de saveur.

Autre chose totalement révoltante : la map de DA2. La ville de Kirkwall vous servira de hub du début à la fin, aucune autre ville à l’horizon et à peine 3 ou 4 zones hors de la ville à visiter. Un village plus qu’une ville car divisé en quelques petites zones que l’on traverse en 1 ou 2 minutes, dépourvues de bâtiments à explorer (hormis la taverne et les appartements de vos compagnons). Une ville bien petite et qui parait bien trop moyennement peuplée ce qui est dommage car l’architecture de cette dernière est assez réussie. Pour ce qui est des zones hors de Kirkwall, vous aurez droit à des aires toujours aussi petites mais aussi exceptionnellement moches avec des décors déserts et une végétation et une faune inexistantes. La palme revenant aux donjons recyclés ad nauseam : c’est simple vous allez vous taper certains d’entre eux plus d’une dizaine de fois ! Des donjons aussi minuscules que laids.

Reste la bande son qui s’en sort pas mal sans être exceptionnelle (le compositeur a déclaré avoir travaillé dans l’urgence …) mais qui est gâchée par une VF foireuse avec des textes bien trop récités pour que l’on y croit, la version anglaise s’en sort beaucoup mieux.

 

La nostalgie des Origins.

 

  Une fois le jeu terminé et la fin très décevante visionnée, on reste dubitatif … Qu’est-ce que Bioware a voulu faire ? J’avoue ne pas avoir trouvé la réponse. Pourquoi avoir simplifié 90% du jeu à l’extrême ? Ce Dragon Age 2 ressemble à un RPG non terminé : amputé de toute phase d’exploration et de découverte, il s’apparente à une succession de combats répétitifs entrecoupés de cinématiques faisant avancer l’histoire. Une histoire qui n’arrive pas à la cheville de Dragon Age Origins ! Mais ou est passé le souffle épique ? Les quêtes bien construites à choix multiples ? C’est simple, on a l’impression que DA2 n’est qu’une intro qui se termine au moment ou le scénario décolle enfin. Il y a d’ailleurs fort à parier que Bioware ait l’intention d’inonder les joueurs de multiples DLC. Et je ne dis pas ça pour être mauvaise langue puisqu'une fois le jeu finit vous vous retrouvez dans votre maison et l’on vous conseille de sauvegarder afin de pouvoir continuer l’aventure dans de prochains contenus téléchargeables … La fin vite expédiée serait-elle en fait un faux « à suivre » destiné à autoriser l’ajout de DLC pour avoir droit à une vraie fin ? Le doute est permis. Du RPG un peu oldschool, fourmillant de possibilité, au scénario passionnant, à l’univers extrêmement riche et à la durée de vie gargantuesque qu’était Dragon Age Origins on se retrouve avec un Dragon Age 2 bien trop simpliste, doté d’un scénario moyen, d’une narration défaillante, de quêtes annexes insipides et d’un gameplay bien moins pointu que son prédécesseur. Ou quand un des RPG les plus réussis de cette génération devient un hack’n’slash bourrin et manquant de charisme … Si il fallait résumer Dragon Age 2 en un mot, ce serait le suivant : déception.

 

 

 

Les + :

_ L’univers Dragon Age,

_ Les relations entre les personnages parfois savoureuses,

_ Des combats plus dynamiques,

_ Les possibilités d'évolution des personnages,

_ Bonne durée de vie.

 

Les - :

_ Scénario très moyen qui peine à décoller,

_ Une narration défaillante,

_ Des combats plus bourrins,

_ Beaucoup moins de challenge,

_ 80 % de quêtes inintéressante typée MMO,

_ Disparition des différentes races pour la création de perso,

_ Equipement des coéquipiers non personnalisable,

_ Une IA défaillante et un système d’ordre imparfait,

_ Une fin décevante.

 

Note : 4/10.

 

Config utilisée pour le test :

_ Win 7 32

_ Radeon HD 5850 1 Go

_ Intel Core 2 Quad Q9650

_ 4 Go DDR2

 

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Flemeth nouvelle version : MILF ou pas ?

 

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Admirez ... la pauvreté des décors et encore là c'est un de mes plus beaux screenshots !

 

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Une femme avec une fem... euh une elfe !

 

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Les combats ... ou 90% du jeu ...

 

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Par Damzema - Publié dans : Tests de jeux vidéo
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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 16:37

Braza-final.jpg par Braza

 

Je vais vous raconter une histoire les enfants  \0/

PS : le premier qui fait une vanne sur le père castor est un con :D

 

Chapitre 1 : L’arrivée du sorcier.

 

  Il était une fois, dans le monde merveilleux des jeux vidéo, une communauté heureuse qui vivait en paix. Certains d'entre eux se faisaient appeler les PCistes, ils étaient dingues de FPS et se réjouissaient de voir les éditeurs leur proposer sans cesse de nouvelle maps gratuites. Et puis un jour, un puissant sorcier répondant au nom de Kotick l'infâme arriva et pris la tête des armés du royaume d'Activision. Tout commença avec un petit conflit sur un jeu nommé CoD Modern Warfare : les PCistes eurent droit comme d'habitude à leur maps gratuites, Kotick n'osant pas défier cette armée qui, bien que moins en vue que celle des joueurs consoles, était composée presque exclusivement de guerriers vétérans. Mais les joueurs consoles eux durent payer pour les maps ... environ 10 euros. Scandale dans le royaume ! Les joueurs hurlaient le nom du sorcier en l'insultant. Les joueurs PC décidant de ne pas intervenir et la plupart des joueurs consoles cédant à ces maps payantes, Kotick put continuer à mettre son plan diabolique à exécution.

 

Chapitre2 : Le commencement de la fin.

 

   Peu après survint Modern Warfare 2 … tout les joueurs se jetèrent dessus, la magie du marketting de Kotick était extrêmement puissante. Et puis arriva le jour fatidique : celui du map pack à 15 euros aussi connu sous le nom de Jour du jugement dernier (selon certains, ce serait l’épreuve finale pour savoir si on a droit au paradis ou à l’enfer, ceux l’ayant acheté étant condamnés à perdre leurs âmes et à être torturés pour l’éternité). Tout le monde, même les PCistes, durent payer 15 euros pour 3 ou 4 pauvres  maps. Les PCistes essayèrent de lever une armée et de déclencher une révolte à base de boycott … mais leurs rangs  étaient déjà corrompus et le groupe des boycotteurs s’avéra être composé essentiellement de traitres et lâches et ainsi le boycott échoua lamentablement alors que la version PC de MW2 ne disposait même pas de serveurs dédiés. Le sorcier avait réussis son coup, les PCistes étaient en train de se battre en eux pendant que des joueurs consoles se jetaient sur ce pack et en faisaient un succès sans précédant.

 

Chapitre 3 : Corruption.

 

  Avec ses pouvoirs de marketting infinis et sa stratégie financière sans faille, le sorcier pris le contrôle de monde du jeu vidéo. Son jeu était le plus joué, le plus vendu de tout les temps, les critiques étaient dithyrambiques, les maps pack à 15 euros battaient des records de vente. Rien ne semblait pouvoir stopper Kotick et son armée d’actionnaires sans scrupules. Mais les manigances du sorcier eurent un effet pervers, son côte obscur et ses vices contaminèrent les éditeurs, les développeurs. Le royaume EA, déjà ternis par de nombreux scandales, céda lui aussi aux sirènes de l’argent facile … Un pass online fut mis en place pour pousser les joueurs à acheter exclusivement des jeux neufs, des maps pack à des prix prohibitifs sortirent en DLC et ainsi tout le monde du FPS sombra dans le côté obscur. Plus aucun FPS ne sortirait sans map payante et une majorité de joueurs craquerait à chaque fois et se jetterait sur ces DLC.

 

Chapitre 4 : La fin des combattants.

 

  Le monde du FPS étant définitivement mis à sac, la corruption s’étendit au monde du versus fighting. Un monde composé de durs à cuir, de joueurs qui dosent sans arrêt leurs jeux à la recherche du combo ultime. On aurait pu croire que propager la corruption dans le versus fighting serait une tache difficile mais il en fut autrement. Capcom, éditeur peu scrupuleux n’hésitant pas à faire payer les fans pour des costumes, commença à envisager une autre idée de DLC. Le jeu BlazBlue CS osa proposer des perso en DLC, le sacrilège ultime puisque capable de casser l’équilibrage et d’avantager ceux qui payent. Certains rétorquèrent que ces petits développeurs  avaient besoin d’argent, d’autres qu’arnaquer les fans était une mauvaise idée. Voyant la brèche ouverte et ayant un nouveau jeu sur le feu (MvC3), Capcom sombra aussi dans le côté obscur : les persos en DLC seront légion dans leur prochain jeu et couteront 5 euros … Mortal Kombat, Blazblue, Street Fighter … la folie du DLC payant se répandit dans le monde du versus fighting et celui-ci sombra aussi.

 

Chapitre 5 : Sombre futur.

 

  Et voilà ma petite histoire touche à sa fin, aujourd’hui les FPS, les jeux de sports, les jeux de baston … tous se mettent en arnaquer le joueur en lui faisant payer des contenus à un prix scandaleux, des contenus qui il y a encore quelques temps étaient gratuits pour certains (map, costume etc …). L’aveuglement des joueurs a fonctionné encore mieux que prévu puisque certains en arrivent même à défendre ce genre de pratique. Le monde des jeux vidéo est condamné, il est trop corrompu pour être sauvé. Il se résumera dans quelques temps à du contenu épisodique en ligne vendu au prix fort. Et les anciens, ceux qui se souviennent avec nostalgie de  l’époque bénie de la Megadrive/SNES ou de la Dreamcast , contempleront avec mélancolie leurs collections d’anciens jeux en repensant aux premiers Sonic, à Shenmue, Ico …

Hormis quelques exemples comme le travail de CD Projekt (The WItcher 1&2, GOG.com), le temps ou les développeurs respectaient les joueurs  est terminé.

La fin de l’histoire n’est pas encore écrite mais je vous l’annonce : elle sera triste …

 

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Par Braza - Publié dans : Poutrage
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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 19:30

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Va t'on en arriver là ?

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dams fin par Damzema

 

  Si les causes concernant les mauvaises ventes de certains jeux de qualité peuvent être imputées au comportement paradoxal de certains joueurs, j’ai choisis d’aborder le sujet sous un autre angle. Et si le multijoueur était en train de tuer le solo ? La question peut paraitre saugrenue et pourtant … Quand on regarde les excellents jeux qui ont plus ou moin flopé cette année (Castlevania LoS, Vanquish, Bayonetta, Alpha Protocol etc …), on s’aperçoit qu’aucun ne proposait de mode multi. Simple coïncidence ? Je ne crois pas. Aujourd’hui les jeux coutent cher, 70 euros ce n’est pas rien. Nous tablons donc sur une moyenne de 5 à 10 euros l’heure de jeu (pour un joueur moyen qui finit son jeu une fois en mode normal). A bien y réfléchir ce n’est pas plus cher qu’un ciné mais quand on achète un jeu, on aime bien en profiter ou partager ses impressions avec des amis. Le multijoueurs propose à la fois de dialoguer, s’amuser et jouer en même temps avec ses amis. Le solo lui propose une expérience immersive : il se doit de captiver le joueur, de lui faire vivre une histoire, lui faire ressentir des émotions, il doit créer une ambiance. Ces 2 faces d’une même pièce représentent en quelque sorte le ying et le yang du jeu vidéo.

  Personnellement j’aime autant les jeux solo que multi mais il me semble impossible de proposer un vrai solo de qualité qui serait jouable à plusieurs. A partir du moment où l’on fait intervenir des éléments extérieurs dans la partie d’un joueur, le risque de casser l’ambiance devient très important. Rien que le fait de parler avec quelqu’un nuit à la concentration. Imaginez vous en train de jouer à Silent Hill 2 (oui il n’y a pas de multi mais imaginons) avec un pote … l’ambiance est pesante, malsaine et là d’un coup votre ami se met à vous parler. Rien que le fait de lui répondre casse l’immersion. Et puis impossible de construire un schéma narratif basé sur la peur, la claustrophobie et/ou le malaise pour plusieurs personnes. Si les Silent Hill et autres Alan Wake sont parfois « stressant » c’est parce que l’on y joue seul, dans le noir, le son à fond. Un Condemned, un Dead Space ou même un Amnésia (un jeu PC ultra flippant !!) joué avec des potes sur un canapé en rigolant devient bien moins effrayant et perd 90% de son intérêt. Il en serait de même si on pouvait faire l’aventure principale de ces jeux à plusieurs. Le sentiment d’isolement, la peur d’être seul face à trop d’ennemis, seul face à des choses inhumaines ne peut être éprouvé de la manière la plus efficace qu’en solo. Seulement voilà, un solo ne peut pas durer des centaines d’heures sans se répéter et perdre en intérêt. La campagne de CoD Modern Warfare est courte mais elle ne propose aucun temps morts, un véritable spectacle hollywoodien du début à la fin bardé de moments cultes. Une campagne de 15 heures aurait forcément fait dans la redondance (il suffit de voir le mal fou qu’éprouve la licence pour innover depuis cet épisode). Alan Wake est pour moi une réussite car il propose pendant une grosse dizaine d’heures une aventure prenante, sans rallonge inutile et parfaitement scénarisée. Pourtant malgré toutes ses qualités le jeu est un échec commercial.

  Pourquoi ? Car la majorité des joueurs aujourd’hui veulent payer le moins cher possible pour les jeux qui proposent le plus de durée de vie. Dit comme ça, cela semble logique et intelligent mais pas forcément dans tous les cas. CoD Black Ops est un fps moyen (certains auront beau crier au génie, depuis l’aprés MW la série s’enlise), hors il se vend par paquet de douze (14 millions en 1 mois c’est fou !). La raison ? Le multi de MW1 fut une véritable réussite notamment grâce à son côté addictif basé sur une monté en niveau procurant de meilleurs armes et équipements. Des millions de joueurs ont été conquis. Alors maintenant imaginons que vous ayez 70 euros en poche, vous arrivez dans un magasin et là vous voyez en rayon un Alan Wake et un Black Ops, que choisirez vous ? D’un côté il y a un jeu prenant, doté d’un excellent scénario et d’une fabuleuse mise en scène : l’aventure promet d’être épique … même si ça ne durera que 10 heures. De l’autre, un fps ultra scripté et peu passionnant en solo mais avec un multi sur lequel beaucoup de vos amis et des millions de joueurs passent la plupart de leur temps, un multi qui promet de durer des mois. Dans la majeure partie des cas le joueur repartira avec son CoD en se disant que Alan Wake attendra … « je me le prendrai en occasion dans 6 mois », « je vais attendre qu’il baisse ». Seulement parfois il faut prendre ses responsabilités, si chacun applique cette méthode (ce qui est le cas 80% du temps) il ne faudra pas se plaindre en disant qu’il n’y a plus de nouveauté. Un CoD, un FIFA … ça peut attendre. EA et Acti sont blindés à mort alors si vous hésitez entre un solo excellent mais court et un multi certes long mais qui ne révolutionne et n’innove en rien, posez vous la question suivante : moi en tant que joueur, quelle initiative vais-je privilégier ? Dois-je investir en priorité sur un multi connu, sur une licence qui en est à son énième opus ou dois-je favoriser un jeu solo qui me fait envie ? Un jeu qui propose un scénario élaboré, qui sort des sentiers battus, un jeu qui tente de faire avancer son domaine, un jeu qui ose innover. Beaucoup se plaignent du manque d’originalité, des suites à répétition mais si il y a des suites c’est qu’il y a des acheteurs ! Reprenons CoD : même moteur depuis 5 ans, solo qui se renouvelle très peu, multi qui ne propose que des évolutions mineures … et pourtant la licence est la reine incontestée des charts. Des qu’un soft innovant sort, je vois des gens dire « c’est nul il ne dure que 10 heures » mais si ces 10 heures sont excellentes et gorgées de qualités ? Est-ce qu’elles ne valent pas mieux que 40 ou 60 heures sur un multi avec un sérieux air de déjà vu ?

  Pour moi ce point est une des clés qui a fait que l’industrie du jeu vidéo a changé et est en train de changer. Voyant que l’innovation ne marche plus, les éditeurs se réfugient dans la redite des valeurs sures jusqu’à l’écœurement préférant proposer des multi à toute les sauces, des multi qui possèdent une grosse base de fans plutôt qu’un solo se risquant à innover. C’est à nous, joueurs, de prendre le destin de l’industrie vidéo ludique entre nos mains. Le pouvoir nous l’avons, il suffit de le vouloir. Si demain plus personne ne se jette sur des suites alimentaires, sur des fps sans innovations et que des Alan Wake ou autre Castlevania LoS se vendent par millions alors nous pourront espérer voir fleurir de nouveaux jeux aussi innovants et/ou ambitieux. Un Alan Wake, un Bayonetta, un Alpha Protocol justifient autant leur prix qu’un FIFA,qu’ un CoD ou qu’un Gran Turismo.


Par Damzema - Publié dans : Jeux vidéo
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 13:30

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dams fin par Damzema

 

 

  Annoncé puis repoussé à de multiples reprises, il faut bien avouer que le jeu de THQ commençait à nous inquiéter. Premier jeu de Vigil Games avec à la direction artistique Joe Madureira (un des plus fameux dessinateurs de comics à qui l’on doit notamment l’excellent Battle Chasers), il faut bien avouer que le jeu intriguait. Surprise ou pétard mouillé ?

 

L’apocalypse avant 2012.

  Le ton est donné dés les premières minutes, la terre vit ses dernières heures de tranquillité et c’est sous une pluie de feu et de météorites que commence la fin du monde. Des monstres sortent alors du chaos engendré par cette averse funeste puis commencent à tout détruire. Et ce n’est pas l’intervention de guerriers ailés s’apparentant à des anges, venu en découdre avec les monstres, qui va arranger les choses. Au milieu de tout ça, il émerge. Il se nomme Guerre, c’est l’un des 4 cavaliers de l’apocalypse. D’une carrure imposante, vêtu d’une lourde armure, les yeux étincelants, il s’empare de son énorme épée de la taille d’un homme et commence le nettoyage. Seulement voilà, la fin du monde n’était pas censée arriver si tôt. Guerre est alors accusé à tort de l’avoir provoquée et se retrouve privé de ses pouvoirs. Ivre de  vengeance, il décide alors de retrouver les vrais coupables. Afin de contrer les armées du destructeur, le chef des légions de l’enfer, Guerre devra s’allier bien malgré lui avec différents démons dont l’inquiétant Samaël afin de tuer les puissants généraux à la solde du destructeur et découvrir le fin mot de l’histoire.

 

Une quête épique.

  Annoncé à tort comme un simple beat them all, le début de Darksiders peut paraitre classique et sans surprise. On avance, on tue et on constate qu’il n’y a rien de nouveau. Les 2 premières heures se révèlent moyennes, trop classiques avec une impression de déjà joué.  Cependant une fois la première rencontre avec Samaël terminée, on prend conscience du vrai potentiel du titre.

Guerre acquiert ses premiers pouvoirs, ses premiers nouveaux coups, part à l’assaut du premier boss et l’on découvre alors un gameplay bien plus varié que dans un simple jeu d’action. Si il fallait comparer grossièrement, Darksiders serait un mélange de Soul Reaver et Zelda avec comme héro Kratos. Les références sont multiples mais ne vous y trompez pas, on pourrait penser que le jeu de THQ se contente de copier mais il développe son propre univers, sa propre identité. La pate graphique de Madureira apporte un vrai plus, les fans seront aux anges. Personnages masculins massifs et musculeux, personnages féminins guerriers mais à la sensualité exacerbée et décors immenses. On traverse des villes en ruines, des portions d’autoroutes détruites, de sombres cathédrales à l’architecture très recherchée … la sensation de parcourir un monde dévasté ou tout espoir semble banni est omniprésente. Le périple de Guerre se décompose en plusieurs phases de jeux qui s’alterneront du début à la fin avec un équilibre parfait. Tantôt axé sur les combats, tantôt sur les énigmes et l’exploration, le mélange se veut parfait et prenant. Chaque donjon vous demandera plusieurs heures afin d’atteindre le boss, il faudra résoudre moult énigmes qui mettront à contribution vos neurones en vous demandant une bonne observation du décor ainsi qu’une bonne utilisation de vos pouvoirs et de votre équipement dont un shuriken géant qui ne manquera pas de vous rappeler le boomerang de Link puisqu’il servira autant à frapper l’ennemie qu’à actionner de multiple interrupteur hors de portée. Régulièrement vous gagnerez de nouvelles aptitudes, trouverez de nouvelles armes et chaque démon ou ange trucidé vous rapportera des âmes. Les vertes restaureront votre vie, les jaunes votre courroux (qui s’use quand vous utilisez vos pouvoirs) et les bleues serviront de monnaie pour le démon Vulgrim. Toujours à la recherche d’âmes il vous les échangera contre des cristaux de vie, de nouveaux pouvoirs et de nouveaux coups. Une des choses les plus agréables dans Darksiders, c’est la montée en puissance du héro, faible au début il terminera en véritable machine à tuer et l’on prend vraiment conscience de l’augmentation des pouvoirs de Guerre tout au long de l’aventure. Les coups peu variés s’étoffent vite pour donner lieu à des combos meurtriers dépassant facilement la dizaine de coups. Epée, faux, gant démoniaque, pistolet … le joueur à l’embarras du choix. De plus des finish moves bien gores peuvent être enclenché, Guerre se faisant alors un plaisir d’empaler, démembrer et autre joyeuseté en é.

 L’adversaire coriace du début devient vite du menu fretin que l’on doit affronter par paquet de dix. Les donjons se complexifient au fur et à mesure que les capacités de notre cavalier s’additionnent. Chaque nouvelles armes, chaque nouveaux pouvoirs doivent être utilisés en complémentarité avec les anciens pour pouvoir progresser, les fans du jeu Portal auront même quelques surprises. Quand aux affrontements contre les généraux, ils se veulent de plus en plus épiques. Immenses et nécessitant une technique bien particulière pour être vaincus, ils vont en donneront pour votre argent. Imaginez vous face à un adversaire dont l’une des mains fait votre taille ou encore chevauchant Ruine votre cheval à la crinière en feu tout en poursuivant une créature gigantesque. De purs moments de frénésie avec en fond sonore des musiques épiques. Oui car au niveau bande son aussi l’apocalypse se veut de qualité. Les musiques assez posées pendant les phases d’énigmes ou d’exploration se font tonitruante quand il faut faire parler les armes. Il faut aussi souligner le doublage français d’une très bonne qualité, les voix sont crédibles et l’on sent que les doubleurs se sont vraiment impliqués.

Mettre un terme à la quête de vengeance de Guerre vous prendra environ une quinzaine d’heures, comptez environ 2 à 5 heures de plus si vous avez l’intention de récupérer tous les objets disséminés dans les niveaux. Une durée de vie assez conséquente pour un titre de ce genre. Après rien ne vous empêche de commencer le jeu en mode apocalyptique (difficulté maximale) afin de faire durée le plaisir.

 

 

 Presque un sans faute.

  Malheureusement quelques petits défauts viennent ternir ce tableau presque parfait. Graphiquement le jeu connait quelque baisse de frame rate et il y a beaucoup de tearing à l’écran. Rien de dramatique mais c’est parfois gênant. Niveau gameplay, on regrettera une certaine mollesse dans les sauts. Avec un petit manque de réactivité, Guerre risque bien de louper quelques phases de plateforme. En ce qui concerne le scénario, s’il reste intéressant à suivre, il est dommage de constater que les faits majeurs de l’histoire se déroulent durant les toutes dernières heures de jeu. A part ces quelques points, on ne peut pas reprocher grand-chose à Darksiders.   

 

 

Grandiose fin du monde.

  Véritable surprise du début d’année 2010, le bébé de Vigil Games mérite toute votre attention. Non content de proposé des phases de jeu très variées, il propose également un univers très accrocheur qui lui est propre. Certes il empreinte différentes mécaniques aux plus grands mais elles sont ici réutilisées à la perfection et avec intelligence. Doté une pate graphique incomparable, d’un gameplay addictif et varié, d’une bande son qui donne parfaitement le ton et d’une bonne durée de vie, on voit mal comment ne pas encenser la fin du monde.

 

Les + :

_ Univers très réussie,

_ VF de qualité,

_ Très bonne jouabilité,

_ La montée en puissance de Guerre,

_ Des phases de jeu très variées,

_ Bonne durée de vie.

 

Les - :

_ Graphiquement perfectible sur certains points,

_ Les sauts un peu mous,

_ Les 2 premières heures de jeu moins bonnes.   

 

Notes :

Graphismes : 8/10

Jouabilité : 8/10

Bande son : 8/10

Durée de vie : 8/10

Note finale : 8/10

 

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Ci-dessus, une grosse vidéo de gameplay avec un boss à la fin (version PC) : enjoy !

 

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Par Damzema - Publié dans : Tests de jeux vidéo
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Carlier Guy. Humoriste slimfast dans un moment de lucidité ultime. 2011.

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Japan Lover : Il nous faudrait une nouvelle bannière les gars !

Damzema : Ouaip ...

Braza : Carrément ! Mais j’ai pas trop d’idées et la flemme … et toi Damzé ?

Damzema : La même

Japan Lover : Bon je vais en faire une !

Damzema : Ah non ! Hors de question ! Tu vas encore nous faire une bannière de pedobear à base de conneries japonaises tendance manga !

Braza : lolz

Japan Lover : C’est toujours mieux que l’ancienne avec son « king of Mykonos » et son image de foire au fromage !

Damzema : Ok je vais le faire.

Braza : Ouais et fout un logo Avengers pour que ça claque !

Japan Lover : J’exige qu’il y ait au moins un cul !

Damzema : et moi je voulais mettre des troll face …

Mams : Moi j’exige un Ryu !

Damzema : Putain les casses couilles ! Je vais vous torcher une bannière à base de cul, de super héros, de trolls et de Street Fighter !

Mimi : Ouais ! Nous sommes les Badvengers ^^

Braza : C’est à chier comme jeu de mots :true :

Japan Lover : +1

Mimi : Je vous merde ! ;)

Damzema : Ouais, c’est à chier … on le garde !

Mams : LOL ! La bannière va être bien pourrave ^^

Damzema : Il nous faut des sponsors de qualitay ! :D

Mams : Genre ?

Braza : Brazzers !!

Japan Lover : Non, nous sommes des personnes modestes et normales comme François Hollande. Nous auront donc des sponsors de pauvres.

Damzema : Je vais quand même mettre un prince dans les sponsors, histoire de ne pas passer pour des péquenauds.

 

 5 minutes plus tard, une bannière de luxe était crée.

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